• Temoignage de Christophe LE SEYEC
     
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  • Amour à visage humain
     
  • Pour moi, il y a des mots-clefs,
  • comme « solidarité », « humain »,
  • « se lever »,  « espérance »…
  • Car Dieu n’est pas un Dieu « là-haut » !
  • J’ai toujours eu envie de parler d’un Dieu
  •  qui est au cœur de l’homme et dans la vie des gens.
  • C’est parce que le Christ est homme, en premier lieu.
  • La spécificité de la foi chrétienne.
  • C’est de l’amour à visage humain.  
  • Je viens d’écrire un texte intitulé 
  • « Le secret d’une romance »
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  • Il ne parle pas de Dieu. Mais Dieu est là-dedans,
  •  il y est caché. Dès qu’on parle de la vie des hommes
  •  on parle de Dieu indirectement.
  • Je fais des textes où je parle d’amour, de politique…
  •  Apparemmentc’est profane.
  •  Mais « profane » c’est : l’homme sur la terre
  •  et  Dieu dans le ciel
  •  Non ! c’est pas ça !
  • car depuis que Jésus Christ est venu
  • vivre parmi nous Dieu n’est plus dans les nuages 
  •  car il a pris la route des hommes pour nous révéler
  • Un Dieu d’Amour au cœur de notre vie humaine
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  • Rencontres
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  • J’ai rencontré Jean Le Lu. Il était aumônier à Kerpape.
  •  Il a été mon meilleur éducateur.
  • Il m’a apporté la foi.
  • Il a été témoin pour moi.
  • Il avait toujours le sourire. Il est mon « père spirituel ».
  • Il m’a aidé à « enfanter » et à « vivre « ma foi.
  • C’est quelqu’un qui compte pour moi.
  • Il m’ a toujours encouragé.
  • J’ai rencontré aussi Jean Jacques Mel.
  • C’est un ami, très différent  de Jean.
  • Il n’est pas croyant. C’est un chanteur-compositeur.
  • Ces deux-là ont fait ce que je suis aujourd’hui.
  • Ils ont été pour moi des « soutiens « et des « moteurs ». 
  •  Entre eux deux, quand j’avais de 12 à 18 ans,
  • je voulais être ou bien curé ou bien chanteur !
     
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  •                                            Ecrire
     
     
  • J’ai commencé à écrire à 18 ans.
  • J’avais fait une sortie en calèche  
  • dans la vallée du Blavet.
  • J’avais une bronchite.
  • J’ai dû  revenir à la maison.
  • Et là, j’ai commencé à écrire !
  • J’ai fait un texte sur « La Calèche » !
  • Ensuite j’ai écrit sur la vie, sur l’amour…
  • Mais, parler de Dieu dans mes textes,
  • ce n’est pas venu directement.
  • J’ai fait un voyage au Sénégal en 1994.
  •  Et là, j’ai eu un choc au niveau de ma foi.
  • J’ai eu envie de chanter.
  • Alors, j’ai commencé à écrire des textes religieux.
  • J’ai compris que je pouvais faire les deux,
  • des textes profanes et des textes religieux.
  • Avec les talents que j’avais j’ai compris,
  • dans mon parcours d’écriture,
  • qu’on peut parler à la fois d’amour et de Dieu.
  • Pour moi chanter l’homme c’est  « chanter de Dieu » !
  • J’ai eu aussi la chance de rencontrer un chanteur chrétien,
  •  Patrick Richard, qui a mis deux
  • de mes poèmes en musique.
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  • Je vois ma vie à travers l’écriture.
  • La foi, pour moi, n’est pas une idéologie.
  • C’est une expérience de vie, qui me fait vivre !
  •  Dieu, on l’a « promené « dans le ciel…
  • Non, il n’est pas là-haut, il est en nous !
  •  Ca va peut-être choquer les puritains…
  • Dieu est au plus intime de moi.
  • C’est la parole de Saint Augustin :
  • plus intime que mon intimité… Ou l’évangile :
  •  Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
     
  •                    Esprit de Dieu
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  • J’ai écrit un texte :
  • « Au cœur de l’homme, chante le cœur de Dieu ».
  • Il y a quelque chose qui vient de nous,
  • quelque chose qui est en nous.
  •  Tout seul, on ne pourrait pas.
  •  Il y a quelque chose de plus grand, qui nous dépasse.
  • Par  exemple, quand j’ai fini le texte
  • « Le Secret d’une Romance », j’étais dans un état second.
  • Seul je ne pourrais pas écrire.
  •  Oui, j’ai un don, une sensibilité.
  • Mais tout ce qui est sentiment,
  •  c’est Dieu qui le fait jaillir.
  • L’Esprit Saint, c’est très important pour moi.
  • La Pentecôte, c’est une grande fête pour moi.
  • L’Esprit, il vient me fréquenter, chez moi. Il vient surtout quand j’écris.
  •  Evidemment, moi je suis l’outil ;
  • Lui, il est le maître « Sans lui vous ne pouvez rien faire.
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  • Humain et créateur  
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  • Je suis handicapé. Oui, mais je suis « humain » d’abord !
  •  C’est vrai que le handicap c’est dur…
  • Mais c’est relatif ! Je ne suis pas handicapé pour écrire !
  • Je ne suis pas handicapé du verbe et de la poésie !
  • Si on me dit : « Tu as vu ? T’es handicapé… ».
  •  Je dirais : « Oui, mais vous, vous n’êtes pas capable de faire ce que je fais !
  • « Ecrire, c’est la vie, des émotions, des rencontres, des aventures… "
  • C’est ma façon d’être, d’exister,
  •  de donner un sens à ma vie.
     
     
  •   Est-ce que je transmets mes textes ?
  • Oui, mais je choisis bien mon public.
  • J’ai des « retours » parfois. Il y a des gens émus,
  • des gens qui y trouvent beaucoup d’espoir,
  •  des gens que ça dérange aussi.
  • Je n’écris pas beaucoup de « trucs marrants ».
  • Pour moi, une chanson ce n’est pas de la rigolade.
  • Ce n’est pas de la » fabrication »,
  • quelque chose qui serait à vendre.
  • La création c’est autre chose car derrière
  •  ce qu’on fait il y a un souffle.
  • Ce n’est pas seulement du matériel.
  • On y met cette petite étincelle qu’on a au fond du cœur.
  • Dieu est créateur ( il n’est pas fabricant ! ).
  • Il n’a pas créé « au commencement ».
  • Il crée indéfiniment avec nous.
  • Nous sommes partenaires de Dieu,
  •  au cœur de l’homme, dans les mains de l’homme.
  •  Adam et Eve, ce sont de beaux poèmes.
  • D’accord ! Mais Dieu continue de créer par nos mains.
  •  Il est celui qui, au cœur de nous,
  •  fait le lien entre tout ce que nous créons.

     

             De la souffrance vers la foi et l’espérance

  • Je crois que le Christ n’est pas venu empêcher la souffrance,
  •  mais l’habiter de sa présence.
  • Il chemine avec nous, comme compagnon de route.
  • Dans le mystère de la croix,
  • l’important  ce n’est pas la souffrance
  • mais l’amour vécu au cœur de l’épreuve.
  •  C’est dur d’en parler.
  • Mais je crois que le Christ est venu tout partager,
  •  y compris les épreuves.
  • Quant à la vie, je me dis que si on était appelé à mourir totalement,
  • à quoi ça sert de vivre ?
  • L’amour, l’amitié, ça n’aurait aucune valeur.
  • Alors que c’est le rendez-vous que Dieu nous fixe,
  •  dans notre vie d’aujourd’hui.
  •  Avec sa parole de 2000 ans qu’on accueille aujourd’hui.
  • D’ailleurs il n’est pas venu pour nous donner des réponses,
  •  mais pour nous poser des questions.
  • Et si, un jour, les hommes ne croient plus en Dieu,
  • Dieu croira toujours en l’homme.
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  • Propos recueillis par Loïc Collet

 

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